Je viens de faire ma première visite aujourd'hui. J'en suis revenue toute désolée et avec l'idée que "ce n'est pas facile d'avoir du style". Je dois déménager d'ici trois mois et au 1er août le gong de fin de ma quête sera frappé. Je vis à Toulouse, dans son hypercentre. Mon adorable appartement est mis en vente et même déjà vendu. Je n'arrive pas à sentir si je le regrette ou pas. Cela dit, avec ce que je viens de voir, je vais le regretter. Ma recherche pour un nouveau logement n'a sérieusement commencé que ce dimanche. Un après-midi à surfer sur internet, le regard avide de photos et de visites virtuelles, bien consciente que c'était totalement idiot de s'y mettre ce jour-là. Le pire est qu'il faisait beau et que, moi, je me suis retirée du monde, nolife baby is a life, pour rêver à mon futur 2 pièces comme si j'étais très riche et que d'un coup de clic droit enregistrer sous, le bien offert à la location (voyons dans les 110 m²) était instantanément à moi. Mais non ce n'est pas ça, 50m² max pour 500-550 € max, comptant l'exigence et les us des agences salaire=3*le montant du loyer. Peu importe, je regarde tous mes meubles, ajuste mes fantasmes, bride le mord de mon imagination au galop et reviens au raisonnable et indispensable : Je dois tout caser, je dois respirer, je dois bien dormir, je dois pouvoir me lever heureuse le matin (frissonante de plaisir de pouvoir marcher pieds nus) et contente le soir de rentrer, je dois avoir envie d'y inviter des amis, je dois pouvoir y écrire en toute tranquillité, je dois pouvoir rester enfermée trois jours avec mon futur amoureux en me croyant au paradis, je dois pouvoir être fière de ma trouvaille. En langage petite annonce cela donne : très joli T2, 50 m² environ, refait à neuf, cuisine équipée, chambre séparée, parquet, cheminée. Caractère, charme de l'ancien. Proche toutes commodités. Rédigée par moi ou un propriétaire, c'est kif-kif bourricot...on ne peut pas s'étendre, bien que les annonceurs survendent, on ne risque pas d'attendrir avec une histoire de petit rayon de soleil qui vient vous carresser la joue alors que vous êtes encore étendue dans le lit, à peine réveillée, à faire le chat. Non, on ne peut pas ! Si l'on avait pu, jamais je n'aurais vu l'appartement que j'ai vu cet après-midi, qui je le pressens n'est que le premier d'une longue liste. Le prochain, je dois le visiter mercredi à 19h00, excentré mais près d'un parc. Suis-je prête à faire cette concession. A quitter le coeur - hyper coeur - de Toulouse ? Au-delà de 8 minutes à pied, c'est déjà trop loin. J'ai décidé, cette fois-ci, de ne pas m'entêter: la perle rare est peut-être là-bas, au loin..."allées des soupirs". Ce n'est pas une blague. C'est très, on ne peut plus, vrai.